À Kankan, un proverbe populaire rappelle que « la terre ne trahit jamais ». Un adage que Monsieur Abdoulaye Camara, responsable du Groupe scolaire privé Aïcha Bah, a fait sien. Enseignant de profession, il réussit le pari de concilier deux univers que beaucoup croient incompatibles : l’éducation et l’agriculture.
En marge de ses activités pédagogiques, cet homme passionné enfile chaque année les habits de cultivateur. Pour la campagne agricole en cours, il a redoublé d’efforts en exploitant deux hectares de maïs et trois hectares de fonio. Une production qui alimente sa famille, mais qui illustre aussi la valeur d’un engagement : démontrer que l’enseignement et l’agriculture peuvent marcher main dans la main.
Abdoulaye Camara ne compte pas s’arrêter là. Ambitieux, il rêve d’élargir ses superficies et de diversifier ses cultures afin de participer davantage à la sécurité alimentaire locale.
Au-delà de son propre parcours, il adresse un message fort à ses collègues enseignants : « Ne vous limitez pas aux salles de classe. La terre est une source de richesse et d’autosuffisance. Elle peut contribuer à améliorer nos conditions de vie et celles de nos familles. »
Par son exemple, Abdoulaye incarne une nouvelle génération d’acteurs de développement, capables d’allier savoir et travail de la terre pour bâtir un avenir plus durable.